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Lexique de l’IA en entreprise

Les mots de l’IA expliqués simplement, pour les dirigeants et leurs équipes. Trente mots, chacun avec un exemple concret et un lien pour aller plus loin.

Utiliser l’IA au quotidien

IA générative

Une IA qui produit du texte, des images ou du son à partir d’une demande. La définition officielle parle d’une branche de l’IA « qui vise à produire des contenus textuels, graphiques ou audiovisuels ». C’est celle des outils de conversation du marché.

Exemple : le service marketing obtient trois propositions d’annonce pour un nouveau produit, puis choisit et corrige.

→ L’IA peut-elle se tromper ?

Source : Termes clés de l’IA, ministère de la Culture (Journal officiel du 6 septembre 2024).

Conversation

Un échange écrit avec l’IA : vous demandez, elle répond, vous précisez. L’IA tient compte de ce qui a été dit plus haut dans la même conversation. Une nouvelle conversation repart en général de zéro, sauf si l’outil a une mémoire.

Exemple : une assistante de direction affine un compte rendu en trois échanges : plus court, plus formel, puis avec la liste des actions.

→ Une journée type avec un assistant IA

Consigne (prompt)

Ce que vous demandez à l’IA, en langage courant. Le terme officiel est « instruction générative » ; l’anglais dit « prompt ». Plus la consigne est précise (contexte, destinataire, format attendu), meilleure est la réponse.

Exemple : plutôt que « fais une relance », un comptable écrit : « relance courtoise, facture impayée depuis trois mois, client fidèle, cinq lignes ».

→ Auditer les consignes et les usages de l’IA

Source : Termes clés de l’IA, ministère de la Culture (Journal officiel du 6 septembre 2024).

Projet (espace de travail)

Un espace qui regroupe, sur un même sujet, des conversations, des consignes permanentes et des documents. L’IA s’y appuie à chaque nouvelle conversation, sans qu’il faille tout redire. Le nom de cet espace varie selon les outils.

Exemple : le service juridique ouvre un projet « Contrats fournisseurs » avec ses modèles de clauses et sa grille de relecture.

→ Les assistants IA par métier

Base de connaissance

Les documents de l’entreprise sur lesquels l’IA s’appuie pour répondre : procédures, modèles, fiches produits, conditions de vente. Elle vous appartient et doit pouvoir être reprise dans un format ouvert (voir réversibilité).

Exemple : le service client réunit fiches produits et conditions de vente ; l’assistant y puise ses réponses.

→ Mettre en place une base de connaissances en 6 étapes

Compétence

Un savoir-faire écrit une fois et réutilisé par l’IA : une procédure, un modèle, une liste de contrôle. L’assistant l’applique à chaque demande ; vous relisez le résultat.

Exemple : la responsable qualité écrit sa grille de relecture des procédures ; l’assistant l’applique à chaque nouvelle version.

→ Assistant, compétence ou agent : qui agit ?

Connecteur

Ce qui relie l’IA à un autre outil : espace de documents, messagerie, logiciel métier. Nous distinguons quatre niveaux : aucun ; lecture d’un espace choisi ; brouillons dans un espace dédié ; écriture dans un outil métier, approuvée une à une. Messagerie, fichiers de clients et données sensibles restent hors de l’outil par défaut : les ouvrir est votre décision, écrite et sous votre responsabilité.

Exemple : l’assistant commercial lit le dossier des offres types, sans accès à la messagerie.

→ Les assistants IA par métier

Assistant IA

Une IA réglée pour un métier, qui travaille avec les documents de l’équipe. Elle répond, rédige et résume. La personne relit, puis agit : c’est elle qui envoie, signe ou enregistre.

Exemple : l’assistant prépare la réponse à une question de salarié sur les congés ; le responsable RH la relit et l’envoie.

→ Voir les assistants IA par métier

Agent IA

Une IA qui agit sur vos outils : elle classe, saisit, met à jour. La CNIL parle d’une IA « capable d’agir sur son environnement à la place de son utilisateur ». Chez nous, chaque action est validée par une personne avant d’être faite.

Exemple : l’agent prépare la saisie d’une facture fournisseur dans votre logiciel ; votre comptable la valide.

→ Voir les agents IA

Source : CNIL, IA agentique et données personnelles.

Compte personnel, compte d’entreprise

Un compte personnel (adresse privée, abonnement individuel) échappe à l’entreprise : elle ne sait pas ce qui y est saisi et ne peut pas consulter l’historique. Un compte d’entreprise est administré par l’entreprise : réglages, droits d’accès, conservation des conversations.

Exemple : pour aller vite, une assistante commerciale colle un contrat client dans son compte personnel ; l’entreprise n’en garde aucune trace.

→ IA : compte personnel ou compte d’entreprise ?

Comprendre comment l’IA fonctionne

Modèle

Le « moteur » d’un outil d’IA : le programme qui produit les réponses. Au sens officiel, c’est le résultat d’un apprentissage automatique, qui produit des contenus comparables à ceux qui ont servi à l’entraîner. Un même outil peut proposer plusieurs modèles. Les modèles évoluent : vos documents et vos consignes doivent pouvoir passer de l’un à l’autre.

Exemple : pour une note d’analyse, la direction financière choisit un modèle plus lent mais plus approfondi.

→ Quelle différence entre les outils d’IA ?

Source : Termes clés de l’IA, ministère de la Culture (« modèle génératif »).

Grand modèle de langage (LLM)

Le type de modèle qui fait fonctionner les outils de conversation. La définition officielle : un modèle « entraîné sur des mégadonnées et reposant sur les probabilités d’enchaînement de données élémentaires ». Autrement dit, il prédit la suite la plus probable d’un texte, jeton après jeton. C’est pourquoi il peut se tromper avec assurance.

Exemple : il rédige très bien un courrier ; il ne « sait » pas pour autant si une date qu’il cite est exacte.

→ Quelle différence entre les outils d’IA ?

Source : Termes clés de l’IA, ministère de la Culture (édition 2026).

Token (jeton)

Un petit morceau de texte : un mot court, une partie de mot, un signe. Le modèle découpe tout texte en jetons pour le lire et pour répondre. Le terme officiel est « jeton textuel ». Le nombre de jetons sert aussi à mesurer l’usage : il permet « d’estimer et de facturer le coût de fonctionnement des grands modèles de langage commerciaux ».

Exemple : faire résumer un rapport de 80 pages consomme bien plus de jetons qu’une question d’une ligne.

→ Prix des IA en entreprise

Source : Termes clés de l’IA, ministère de la Culture (Journal officiel du 6 septembre 2024).

Mémoire

Ce que l’outil retient d’une conversation à l’autre : votre fonction, vos préférences, des informations données plus tôt. Plusieurs offres d’entreprise proposent cette fonction. Elle est utile, mais elle se règle : ce que l’outil retient, qui peut le voir, comment l’effacer.

Exemple : le dirigeant n’a plus à rappeler à chaque fois la taille et le secteur de l’entreprise.

→ Vos données restent-elles confidentielles ?

Source : pages d’offres des éditeurs, relevé du 10 octobre 2026.

Hallucination

Une réponse fausse, présentée avec assurance. La CNIL l’explique ainsi : ces systèmes « peuvent générer des résultats inexacts qui peuvent, pourtant, paraître plausibles ». D’où notre règle : l’IA prépare, une personne relit et décide.

Exemple : une décision de justice citée par l’IA n’existe pas ; le juriste vérifie chaque référence avant de l’utiliser.

→ L’IA peut-elle se tromper ?

Source : CNIL, questions-réponses sur l’IA générative (18 juillet 2024).

Entraînement

La phase où le modèle apprend, à partir de très grands volumes de données ; le terme officiel est « apprentissage automatique ». Pour vous, une question compte : vos conversations et vos documents servent-ils à entraîner les modèles de l’éditeur ? Nous désactivons cette option quand l’éditeur le permet, et nous vous disons quand il ne le permet pas.

Exemple : avant d’y verser ses procédures internes, la direction vérifie ce réglage dans le compte d’entreprise.

→ Vos données restent-elles confidentielles ?

Source : Termes clés de l’IA, ministère de la Culture (Journal officiel du 9 décembre 2018).

Vos données

Données personnelles

Selon la CNIL, une donnée personnelle est « toute information se rapportant à une personne physique identifiée ou identifiable ». Un nom, bien sûr, mais aussi une adresse électronique, un numéro de téléphone, une voix ou une image. Dans un outil d’IA, on ne verse que ce qui est utile.

Exemple : le commercial retire le nom du client avant de faire reformuler son compte rendu de visite.

→ IA générative et RGPD : 7 erreurs à éviter

Source : CNIL, « Donnée personnelle ».

Données sensibles

Une catégorie particulière de données personnelles : santé, origine, opinions politiques, convictions religieuses, appartenance syndicale, données génétiques ou biométriques, vie sexuelle. Le RGPD interdit en principe de les traiter, sauf exceptions (art. 9). Chez nous, elles restent hors de l’outil par défaut : les y verser est votre décision, écrite et sous votre responsabilité.

Exemple : un arrêt de travail ne se colle pas dans un outil d’IA pour « gagner du temps ».

→ IA générative et RGPD : 7 erreurs à éviter

Source : CNIL, « Donnée sensible » ; RGPD, art. 9.

Service en ligne (SaaS)

Un outil utilisé par internet, sur abonnement : rien n’est installé dans vos locaux. SaaS veut dire « logiciel en tant que service ». Nous travaillons uniquement ainsi : l’outil est souscrit à votre nom, auprès de l’éditeur, au prix public. Nous n’hébergeons rien et ne revendons pas d’abonnement.

Exemple : l’équipe se connecte avec son compte d’entreprise, depuis le navigateur.

→ Notre méthode

Hébergement des données

Le lieu et le prestataire où sont stockées vos données et vos conversations. Avant de choisir un outil, nous comparons avec vous le pays d’hébergement, les conditions d’export en fin d’abonnement et l’usage de vos données par l’éditeur.

Exemple : une association qui gère les données de ses bénévoles vérifie le pays d’hébergement avant de signer.

→ Vos données et votre sortie

IA souveraine

Un terme aux sens variés : certains l’emploient pour un pays, d’autres pour une entreprise. Pour vous, la bonne question est concrète : où fonctionne le modèle, où sont vos données, qui peut y accéder, sous quel droit. Faites préciser ces quatre points à tout vendeur d’« IA souveraine ».

Exemple : un cabinet de conseil demande à son fournisseur où fonctionnent les modèles et quel droit s’applique aux données.

→ IA souveraine : que recouvre vraiment ce terme ?

Réversibilité

Pouvoir partir avec vos données : changer d’outil ou de prestataire sans tout perdre. Concrètement : vos documents dans un format ouvert, une procédure d’export écrite et testée, des conditions de sortie vérifiées avant de signer.

Exemple : avant de signer, une PME vérifie comment exporter ses conversations et sa base de connaissance.

→ Vos données et votre sortie

IA non autorisée (« shadow AI »)

Des outils d’IA utilisés par les équipes sans l’accord de l’entreprise, souvent avec des comptes personnels. Ce n’est pas d’abord un problème de discipline : c’est un besoin auquel l’entreprise n’a pas encore répondu. La réponse : un outil validé, une charte, un accompagnement des équipes.

Exemple : un technicien fait traduire une notice client sur son téléphone personnel ; personne ne sait où la notice est partie.

→ Le coût caché de l’IA que personne n’a autorisée

Règles et bonnes pratiques

Système d’IA

La définition légale de l’IA en Europe. Le règlement européen sur l’IA vise un système automatisé qui « déduit, à partir des entrées qu’il reçoit, la manière de générer des sorties telles que des prédictions, du contenu, des recommandations ou des décisions ». Un logiciel à règles fixes n’en est pas forcément un : cela s’examine au cas par cas.

Exemple : un outil qui rédige un compte rendu à partir de vos notes est un système d’IA ; un tableur avec des formules fixes, en principe, ne l’est pas.

→ Faire le point avec un audit IA

Source : règlement (UE) 2024/1689, art. 3, point 1.

Règlement européen sur l’IA (AI Act)

Le texte européen qui encadre l’IA. Il distingue des pratiques interdites (art. 5), des systèmes « à haut risque » (art. 6) et des obligations de transparence (art. 50). Il vise aussi les entreprises qui utilisent l’IA, appelées « déployeurs » : toute personne ou organisme « utilisant sous sa propre autorité un système d’IA », hors usage personnel.

Exemple : trier des candidatures avec l’IA peut relever du haut risque ; rédiger un compte rendu de réunion, non.

→ Charte IA d’entreprise : modèle commenté

Source : règlement (UE) 2024/1689, art. 3, point 4, art. 5, 6 et 50.

Maîtrise de l’IA

Les compétences qui permettent d’utiliser l’IA « en toute connaissance de cause » et de « prendre conscience des possibilités et des risques » qu’elle comporte. Les entreprises qui utilisent l’IA « prennent des mesures pour favoriser le développement de la maîtrise de l’IA par leur personnel ». C’est l’objet de notre accompagnement des équipes.

Exemple : avant d’ouvrir l’outil à tous, chaque équipe apprend à relire une réponse et à repérer les données à ne pas saisir.

→ Notre modèle de charte d’usage

Source : règlement (UE) 2024/1689, art. 3, point 56, et art. 4.

Transparence

Dire aux personnes qu’elles ont affaire à une IA. Le règlement européen prévoit notamment que les personnes soient « informées qu’elles interagissent avec un système d’IA », et que certains contenus générés soient signalés (art. 50).

Exemple : sur notre site, chaque image générée par IA porte la mention « Image générée par IA ».

→ Notre modèle de charte d’usage

Source : règlement (UE) 2024/1689, art. 50.

Charte d’usage de l’IA

Les règles simples de l’entreprise pour utiliser l’IA : quels outils, quelles données, quelles vérifications. Une ou deux pages suffisent pour commencer. Dès 50 salariés, ou pour pouvoir sanctionner son non-respect, elle doit alors être annexée au règlement intérieur : faites-la vérifier par votre conseil.

Exemple : un cabinet comptable part de notre modèle, l’adapte, puis le présente à toute l’équipe.

→ Télécharger notre modèle de charte

Source : Code du travail, art. L.1311-2.

Audit IA

L’état des lieux avant de choisir : vos usages actuels, vos données, vos besoins, vos priorités. C’est la première étape de notre méthode. Il se conclut par des recommandations écrites, avant tout choix d’outil.

Exemple : une PME découvre que trois services utilisent déjà l’IA, chacun avec un outil différent.

→ Notre audit IA

Cas d’usage

Une tâche précise que l’IA aide à faire : préparer les réponses aux questions RH, résumer des comptes rendus de chantier, rédiger une première version de devis. On commence par un seul, utile et facile à mesurer, avant d’étendre.

Exemple : un bureau d’études commence par la synthèse de ses comptes rendus de réunion de chantier.

→ Choisir son premier cas d’usage

Mise à jour : octobre 2026. Les définitions officielles citées viennent de la Commission d’enrichissement de la langue française, de la CNIL et des textes européens ; les autres explications sont les nôtres. Les exemples sont fictifs.

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